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🧩 Défis • Logique

Défis de logique

Pas besoin de formule compliquée. Ici, le plus important est de repérer l’information cachée, de tester une stratégie et de comprendre pourquoi elle fonctionne.

11 défis ⭐ à ⭐⭐⭐⭐ 2 indices par défi Solutions détaillées

À toi de jouer

Essaie vraiment avant d’ouvrir un indice. Le plaisir du défi est souvent dans les quelques minutes où l’on ne sait pas encore comment commencer.

Défi 1 ⭐ Accessible 5 min Déduction

Les trois interrupteurs

Trois interrupteurs. Une seule ampoule. Et une seule visite autorisée.

À l’extérieur d’une pièce fermée se trouvent trois interrupteurs. Un seul commande une ampoule située dans la pièce. Tu peux manipuler les interrupteurs autant que tu veux, mais tu n’as le droit d’entrer dans la pièce qu’une seule fois.

Comment déterminer avec certitude quel interrupteur commande l’ampoule ?
Indice 1
L’ampoule peut fournir une information même lorsqu’elle est éteinte.
Indice 2
Une ampoule qui a été allumée quelques minutes ne se distingue pas seulement par sa lumière.
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Allume le premier interrupteur pendant quelques minutes, puis éteins-le. Allume ensuite le deuxième et entre immédiatement dans la pièce.

Si l’ampoule est allumée, c’est le deuxième interrupteur. Si elle est éteinte mais chaude, c’est le premier. Si elle est éteinte et froide, c’est le troisième.
💡 Idée à retenir : exploiter une information supplémentaire — ici la température — qui n’était pas explicitement mise en avant dans l’énoncé.
Défi 2 ⭐ Accessible 5–10 min Information

Les trois boîtes mal étiquetées

Toutes les étiquettes sont fausses. Une seule pioche suffit.

Trois boîtes portent les étiquettes « Pommes », « Oranges » et « Pommes + Oranges ». On sait que les trois étiquettes sont fausses.

Tu peux prendre un seul fruit dans une seule boîte, sans regarder à l’intérieur. Comment retrouver le contenu exact des trois boîtes ?
Indice 1
Commence par la boîte dont l’étiquette donne le plus d’information lorsqu’on sait qu’elle est fausse.
Indice 2
La boîte marquée « Pommes + Oranges » ne peut justement pas contenir un mélange.
Voir la solution
Pioche un fruit dans la boîte étiquetée « Pommes + Oranges ». Comme son étiquette est fausse, cette boîte contient un seul type de fruit.

Si tu tires une pomme, cette boîte est donc la boîte Pommes. La boîte étiquetée « Oranges » ne peut pas contenir des oranges puisque son étiquette est fausse ; elle ne peut pas non plus contenir seulement des pommes puisque cette catégorie vient d’être identifiée. Elle contient donc le mélange. La dernière boîte contient alors les oranges.

Le raisonnement est exactement symétrique si le fruit tiré est une orange.
💡 Idée à retenir : lorsque toutes les étiquettes sont fausses, une information négative peut devenir très puissante.
Défi 3 ⭐⭐ Réflexion 10 min Temps

Mesurer exactement 45 minutes

Deux cordes brûlent chacune en une heure… mais pas à vitesse régulière.

Tu disposes de deux cordes. Chacune met exactement 60 minutes à brûler entièrement lorsqu’on l’allume à une extrémité. Mais elles brûlent de façon irrégulière : une moitié de corde ne correspond donc pas forcément à 30 minutes.

Avec seulement ces deux cordes et un briquet, comment mesurer exactement 45 minutes ?
Indice 1
Que se passe-t-il si une même corde est allumée par ses deux extrémités ?
Indice 2
Une corde allumée aux deux bouts brûle entièrement en 30 minutes, même si sa combustion n’est pas uniforme.
Voir la solution
Au départ, allume la première corde aux deux extrémités et la seconde à une seule extrémité.

La première corde se consume en exactement 30 minutes. À cet instant, allume l’autre extrémité de la seconde corde. Il lui restait alors 30 minutes de combustion si elle avait continué par un seul bout ; brûlée désormais par les deux bouts, elle finit en 15 minutes.

Total : 30 + 15 = 45 minutes.
💡 Idée à retenir : on ne mesure pas une longueur de corde ; on exploite le temps total de combustion et le fait d’allumer les deux extrémités.
Défi 4 ⭐⭐⭐ Costaud 15 min Optimisation

Le pont et la torche

Quatre personnes, une seule torche, et seulement 17 minutes.

Quatre personnes doivent traverser un pont de nuit. Elles mettent respectivement 1, 2, 7 et 10 minutes pour le traverser. Le pont ne supporte que deux personnes à la fois et la torche est indispensable. Lorsqu’elles traversent à deux, elles avancent au rythme de la plus lente. La torche doit toujours être rapportée si des personnes restent de l’autre côté.

Peuvent-elles toutes traverser en 17 minutes ?
Indice 1
Il n’est pas toujours optimal que la personne la plus rapide accompagne chaque personne lente.
Indice 2
Essaie de faire traverser 7 et 10 ensemble, afin de ne « payer » le temps 10 qu’une seule fois.
Voir la solution
Une stratégie optimale est :

1. 1 et 2 traversent : 2 min.
2. 1 revient avec la torche : 1 min.
3. 7 et 10 traversent ensemble : 10 min.
4. 2 revient avec la torche : 2 min.
5. 1 et 2 traversent : 2 min.

Total : 2 + 1 + 10 + 2 + 2 = 17 minutes.
💡 Idée à retenir : en optimisation, faire effectuer chaque tâche coûteuse séparément peut être une mauvaise stratégie. Ici, on groupe les deux traversées lentes.
Défi 5 ⭐⭐⭐ Costaud 15 min Stratégie

La pièce plus légère

Neuf pièces, une fausse plus légère, seulement deux pesées.

Tu disposes de 9 pièces identiques en apparence. Une seule est fausse et elle est plus légère que les autres. Tu possèdes une balance à deux plateaux sans poids marqués.

Comment identifier avec certitude la fausse pièce en seulement deux pesées ?
Indice 1
Chaque pesée peut avoir trois résultats : gauche plus légère, équilibre, droite plus légère.
Indice 2
Découpe les 9 pièces en trois groupes de même taille.
Voir la solution
Forme trois groupes de 3 pièces.

Première pesée : compare le groupe A au groupe B. Si la balance est équilibrée, la fausse pièce est dans C. Sinon, elle est dans le plateau le plus léger.

Il reste donc exactement 3 candidates. Deuxième pesée : prends deux de ces trois pièces et compare-les. Si elles s’équilibrent, la troisième est fausse. Sinon, la plus légère des deux est la fausse.
💡 Idée à retenir : une balance à deux plateaux fournit trois issues possibles. Deux pesées peuvent donc distinguer jusqu’à \(3^2=9\) situations lorsque la stratégie est bien construite.
Défi 6 ⭐⭐⭐⭐ Expert 25–40 min Arbre de décision

Les 12 pièces et la balance

Une pièce est fausse. Elle peut être plus lourde… ou plus légère. Trois pesées seulement.

Tu disposes de 12 pièces identiques en apparence. Une seule est fausse, mais tu ne sais pas si elle est plus lourde ou plus légère que les autres. Tu possèdes une balance à deux plateaux, sans poids marqués.

Peux-tu déterminer avec certitude quelle pièce est fausse et dire si elle est plus lourde ou plus légère, en seulement trois pesées ?
Indice 1
La première pesée doit séparer proprement les 12 pièces. Numérote-les de 1 à 12 et commence par comparer 1,2,3,4 à 5,6,7,8.
Indice 2
Si la première pesée est équilibrée, les pièces 1 à 8 sont alors certifiées normales. Si elle penche, le sens de l’inclinaison donne déjà une information essentielle : les pièces du plateau lourd ne peuvent être suspectes que comme « trop lourdes », et celles du plateau léger que comme « trop légères ».
Voir la solution détaillée
Numérote les pièces de 1 à 12.

Pesée 1 : compare 1,2,3,4 à 5,6,7,8.

Cas A — équilibre.
La fausse est parmi 9,10,11,12 et les pièces 1,2,3 sont normales.
Pesée 2 : compare 9,10,11 à 1,2,3.
• Si équilibre : 12 est fausse. Pesée 3 : 12 contre 1 indique si elle est lourde ou légère.
• Si 9,10,11 sont plus lourdes : l’une d’elles est trop lourde. Pesée 3 : 9 contre 10 ; la plus lourde est fausse, ou 11 si équilibre.
• Si 9,10,11 sont plus légères : même raisonnement ; la plus légère entre 9 et 10 est fausse, ou 11 si équilibre.

Cas B — le plateau 1,2,3,4 est plus lourd.
Les possibilités sont alors : 1,2,3,4 trop lourdes ou 5,6,7,8 trop légères. La pièce 9 est normale.
Pesée 2 : compare 1,2,5 à 3,6,9.
• Si le plateau gauche est plus lourd : suspects = 1 lourde, 2 lourde, 6 légère. Pesée 3 : 1 contre 2. La plus lourde est fausse ; si équilibre, 6 est légère.
• Si équilibre : suspects = 4 lourde, 7 légère, 8 légère. Pesée 3 : 7 contre 8. Si équilibre, 4 est lourde ; sinon la plus légère des deux est fausse.
• Si le plateau droit est plus lourd : suspects = 3 lourde ou 5 légère. Pesée 3 : 3 contre 9. Si 3 est plus lourde, c’est elle ; sinon 5 est légère.

Cas C — le plateau 5,6,7,8 est plus lourd.
C’est le cas symétrique : 1,2,3,4 peuvent être trop légères ou 5,6,7,8 trop lourdes.
On refait la même pesée 2 : 1,2,5 contre 3,6,9.
• Si le plateau gauche est plus lourd : suspects = 3 légère ou 5 lourde. Pesée 3 : 3 contre 9.
• Si équilibre : suspects = 4 légère, 7 lourde, 8 lourde. Pesée 3 : 7 contre 8.
• Si le plateau droit est plus lourd : suspects = 1 légère, 2 légère, 6 lourde. Pesée 3 : 1 contre 2.

Dans chaque branche, la troisième pesée identifie sans ambiguïté la pièce et la nature de l’anomalie.
💡 Idée à retenir : il y a 24 situations possibles au départ — 12 choix de pièce × 2 anomalies. Trois pesées offrent au maximum \(3^3=27\) suites de résultats. Le défi consiste donc à construire un arbre de décision qui utilise presque toute cette information.
Défi 7 ⭐⭐⭐⭐ Expert 25–45 min Cycles & stratégie

Les 100 prisonniers et les 100 boîtes

Une stratégie apparemment désespérée transforme une probabilité microscopique en environ 31 %.

Cent prisonniers sont numérotés de 1 à 100. Dans une salle se trouvent 100 boîtes, elles aussi numérotées de 1 à 100. Chaque boîte contient exactement un numéro de prisonnier, les 100 numéros ayant été répartis au hasard.

Les prisonniers entrent un par un. Chacun peut ouvrir au maximum 50 boîtes et doit trouver son propre numéro. Il referme ensuite les boîtes exactement comme il les a trouvées et ne peut communiquer avec les suivants.

Ils peuvent convenir d’une stratégie avant le début. Ils sont tous libérés si chacun trouve son numéro ; si un seul échoue, tous perdent.

Existe-t-il une stratégie donnant une chance de réussite réellement significative ?
Indice 1
N’essaie pas de choisir 50 boîtes au hasard. Fais utiliser au prisonnier \(i\) le numéro découvert dans une boîte pour choisir la boîte suivante.
Indice 2
Pense à la répartition des numéros comme à une permutation de 1 à 100, décomposée en cycles. Chaque prisonnier peut suivre le cycle qui commence par son propre numéro.
Voir la solution détaillée
Le prisonnier \(i\) commence par ouvrir la boîte \(i\). Supposons qu’elle contienne le numéro \(j\). Il ouvre alors la boîte \(j\), puis la boîte portant le numéro qu’il vient d’y trouver, et ainsi de suite.

Autrement dit, chaque prisonnier suit le cycle de la permutation auquel appartient son numéro.

Si ce cycle a une longueur d’au plus 50, il trouvera forcément son numéro avant d’avoir ouvert 50 boîtes. Tous les prisonniers réussissent donc exactement lorsque la permutation ne contient aucun cycle de longueur supérieure à 50.

Pour une permutation aléatoire de 100 éléments, la probabilité d’avoir un cycle de longueur \(k\) vaut \(1/k\). Pour \(k>50\), deux tels cycles ne peuvent pas coexister, donc ces événements sont disjoints. La probabilité d’échec est alors

\[ \frac1{51}+\frac1{52}+\cdots+\frac1{100}. \]
La probabilité de réussite vaut donc

\[ 1-\sum_{k=51}^{100}\frac1k \approx 0{,}3118. \]
soit environ 31,18 %.

C’est gigantesque par rapport à une stratégie où chacun ouvrirait 50 boîtes au hasard indépendamment : la chance que les 100 réussissent serait alors de l’ordre de \(2^{-100}\), pratiquement nulle.
💡 Idée à retenir : la stratégie ne cherche pas à augmenter fortement la réussite de chaque individu — chacun reste à 50 %. Elle crée surtout une très forte corrélation entre leurs réussites, de sorte qu’ils gagnent ou perdent ensemble selon la structure des cycles.
Défi 8 ⭐⭐⭐⭐ Expert 20–30 min Parité & codage

Les prisonniers et les chapeaux

Une seule réponse peut servir à transmettre un bit d’information à tous les autres.

Cent prisonniers sont placés en file indienne. Chacun porte un chapeau noir ou blanc. Chaque prisonnier voit les chapeaux de tous ceux qui sont devant lui, mais pas le sien ni ceux placés derrière lui.

En partant du fond de la file, chacun doit annoncer à voix haute uniquement « noir » ou « blanc ». S’il annonce la couleur de son propre chapeau, il est sauvé. Les prisonniers peuvent convenir d’une stratégie avant le début.

Combien de prisonniers peut-on garantir de sauver, quelle que soit la répartition des chapeaux ?
Indice 1
Le premier à parler ne doit pas forcément utiliser son mot pour essayer de deviner son propre chapeau.
Indice 2
Utilise le premier mot pour coder la parité du nombre de chapeaux noirs visibles : par exemple « noir » = nombre pair et « blanc » = nombre impair.
Voir la solution détaillée
Le prisonnier placé tout au fond voit les 99 chapeaux devant lui. Ils ont convenu que :

• il dira « noir » s’il voit un nombre pair de chapeaux noirs ;
• il dira « blanc » s’il en voit un nombre impair.

Cette première réponse code donc un seul bit : la parité. Elle n’est pas nécessairement la vraie couleur du premier prisonnier, qui n’a qu’une chance sur deux d’être sauvé.

Le prisonnier suivant connaît maintenant la parité annoncée et voit les 98 chapeaux devant lui. Il peut donc déterminer si son propre chapeau doit être noir ou blanc pour que la parité totale soit celle annoncée.

Puis le suivant connaît la parité initiale, les réponses exactes déjà données et les chapeaux encore visibles. Il déduit à son tour sa propre couleur. Le raisonnement continue ainsi jusqu’au dernier.

99 prisonniers sont sauvés avec certitude, et le premier à parler a en plus une chance sur deux d’être sauvé.
💡 Idée à retenir : une réponse peut servir à coder une information. Ici, un seul bit de parité suffit à rendre certaines les 99 réponses suivantes.
Défi 9 ⭐⭐⭐⭐ Expert 20–40 min Récurrence

Les moines malades

Une annonce le lundi. Puis personne ne part pendant dix soirs… avant un départ collectif le jeudi suivant.

Dans un monastère vivent des moines dont certains sont atteints d’une maladie visible sur le visage. Chaque moine voit donc quels autres moines sont malades, mais ne peut pas savoir directement s’il l’est lui-même. Il n’y a ni miroir ni communication entre eux.

Chaque soir, tout moine qui a pu déduire avec certitude qu’il est malade doit quitter le monastère.

Le lundi, l’abbé annonce publiquement : « Il y a au moins un moine malade parmi vous. »

Personne ne quitte le monastère les soirs suivants… puis, le jeudi de la semaine suivante, tous les moines malades quittent le monastère en même temps.

Combien y avait-il de moines malades ?
Indice 1
Si un seul moine était malade, quand partirait-il ? Puis fais le raisonnement pour deux, trois, quatre…
Indice 2
Avec \(n\) malades, tous les malades quittent le monastère le \(n^ ext{e}\) soir après l’annonce. Compte donc les soirs en prenant le lundi soir comme premier soir.
Voir la solution détaillée
On montre par récurrence que, s’il y a exactement \(n\) malades, ils quittent tous le monastère le \(n^ ext{e}\) soir.

Cas \(n=1\). Le seul malade ne voit aucun malade. Après l’annonce de l’abbé, il comprend donc immédiatement que le malade est lui-même et part le lundi soir.

Passage de \(n\) à \(n+1\). Avec \(n+1\) malades, chacun en voit exactement \(n\) et se dit : « Si je suis sain, alors ces \(n\) moines partiront le \(n^ ext{e}\) soir. » Lorsqu’ils constatent que personne n’est parti ce soir-là, chacun comprend qu’il est lui aussi malade. Ils partent donc tous le soir suivant.

Il suffit maintenant de compter :
Lundi = 1, mardi = 2, mercredi = 3, jeudi = 4, vendredi = 5, samedi = 6, dimanche = 7,
lundi suivant = 8, mardi = 9, mercredi = 10, jeudi = 11.
Le départ collectif a lieu le 11e soir.

Il y avait donc 11 moines malades.
💡 Idée à retenir : chaque soir où personne ne part devient une nouvelle information. Le mécanisme est exactement celui d’une récurrence : \(1\) malade part le 1er soir, \(2\) le 2e, …, \(11\) le 11e.
Défi 10 ⭐⭐ Réflexion 10 min Vérité / mensonge

Les deux dieux et les deux portes

L’un ment toujours, l’autre dit toujours la vérité. Une seule question.

Deux portes se trouvent devant toi. L’une mène à la liberté, l’autre à la perte. Devant elles se tiennent deux dieux : l’un dit toujours la vérité et l’autre ment toujours. Tu ne sais pas lequel est lequel.

Tu peux poser une seule question à un seul dieu. Quelle question permet de choisir avec certitude la bonne porte ?
Indice 1
Construis une question dans laquelle chaque dieu est obligé de « passer par » la réponse de l’autre.
Indice 2
Demande à l’un : « Si je demandais à l’autre quelle porte mène à la liberté, laquelle me montrerait-il ? »
Voir la solution
Pose à n’importe lequel des deux dieux :

« Si je demandais à l’autre dieu quelle porte mène à la liberté, quelle porte me montrerait-il ? »

Le dieu véridique rapporte fidèlement le mensonge de l’autre : il indique la mauvaise porte. Le dieu menteur ment sur la réponse correcte qu’aurait donnée le dieu véridique : lui aussi indique la mauvaise porte.

Il suffit donc de prendre l’autre porte.
💡 Idée à retenir : la question est construite pour que vérité et mensonge conduisent exactement à la même information.
Défi 11 ⭐⭐⭐⭐ Expert 30–45 min Questions emboîtées

Les trois dieux : Vérité, Mensonge et Hasard

Cette fois, un troisième dieu répond au hasard. Trois questions seulement pour identifier tout le monde.

Trois dieux A, B et C sont devant toi.

• Vérité répond toujours correctement.
• Mensonge répond toujours faussement.
• Hasard répond « oui » ou « non » au hasard.

Tu ignores qui est qui. Les réponses sont données en français par oui ou non. Tu peux poser au maximum trois questions fermées, chaque question étant adressée à un seul dieu.

Comment identifier les trois dieux avec certitude ?
Indice 1
Pour neutraliser Vérité et Mensonge, utilise une question de la forme : « Si je te demandais P, me répondrais-tu oui ? » À un dieu non aléatoire, la réponse est « oui » exactement lorsque \(P\) est vraie.
Indice 2
Commence par demander à A : « Si je te demandais si B est Hasard, me répondrais-tu oui ? » Si A répond oui, C est nécessairement non aléatoire. S’il répond non, B est nécessairement non aléatoire.
Voir la solution détaillée
Appelons \(Q(P)\) la question : « Si je te demandais si \(P\) est vraie, me répondrais-tu oui ? »

Pour Vérité comme pour Mensonge, \(Q(P)\) reçoit la réponse oui si et seulement si \(P\) est vraie. On peut donc interroger de façon fiable tout dieu dont on sait qu’il n’est pas Hasard.

Question 1 à A : \(Q(\text{« B est Hasard »})\).

• Si A répond oui, alors C n’est pas Hasard.
• Si A répond non, alors B n’est pas Hasard.

Appelons \(X\) ce dieu désormais certain de ne pas être Hasard : \(X=C\) après « oui », et \(X=B\) après « non ».

Question 2 à X : \(Q(\text{« A est Hasard »})\).

• oui ⟹ A est Hasard ;
• non ⟹ A n’est pas Hasard.

Question 3.
• Si A est Hasard, demande à \(X\) : \(Q(\text{« Tu es Vérité »})\). On identifie alors \(X\), puis le troisième dieu par élimination.
• Si A n’est pas Hasard, le dieu restant hors de A et \(X\) est Hasard. Demande alors à \(X\) : \(Q(\text{« A est Vérité »})\). Cette dernière réponse distingue A et \(X\) entre Vérité et Mensonge.

Les trois identités sont ainsi déterminées en trois questions au maximum.
💡 Idée à retenir : le premier objectif n’est pas d’identifier un dieu, mais de garantir l’accès à un interlocuteur non aléatoire. Ensuite, la question emboîtée neutralise le mensonge.